Archives pour l'étiquette Goulet-Turpin

Goulet-Turpin et l’aventure du libre-service et du premier supermarché

En 1874, Modeste Goulet ouvre sa première épicerie à Reims. Quelques années plus tard, il crée les magasins à succursale sous le nom Goulet-Turpin.
Aujourd’hui Goulet-Turpin c’est une entreprise qui symbolise à elle seule un siècle de bouleversements dans la manière d’appréhender le commerce d’alimentation. A l’aide de séquences d’animations et d’images d’archives (parfois détournées), ce film raconte une saga familiale hors du commun et met en perspective notre façon de faire nos courses depuis 150 ans.
La saga de cet épicier aura profondément marqué l’évolution de la consommation en France…

Laurent Boileau, réalisateur, était invité de Laurence LAborie dans le JT 12/13 du 16/10/2015.

Laurent Boileau, réalisateur

Réalisation : Laurent Boileau
Coproduction : BIA-Morgane groupe et France 3 Champagne-Ardenne

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L’Aventure des premiers supermarchés (Extraits)

CouvAventure
par Frédéric Carluer-Lossouarn

29.00 euros, 288 p., février 2007 – Linéaires – Editions du Boisbaudry
EAN : 9782952413916


– En 1957, la « Grande épicerie Bardou » de la Place des Ternes (Paris XVIIe) se transforme en « super-marché ». A l’entrée, on incite les clientes à se saisir d’un objet bien curieux : un châssis sur roulettes supportant deux paniers en fil métallique. Une réplique des chariots que poussent les Américains depuis 1936. Au début, les clientes, surprises, refusent « l’engin ».
Au bout de quelques semaines, elles finiront par l’exiger, même pour acheter une salade.
– En octobre 1958, Goulet-Turpin ouvre le premier supermarché avec parking à l’américaine, à Rueil-Malmaison, à l’Ouest de Paris. Pas de têtes de gondoles massives comme 
aujourd’hui.
Les « bouts de gondoles » – on les appelle ainsi à l’époque – sont constitués de quelques paniers superposés ou d’un empilement bien sage de boîtes de conserve. Malgré ses quatre-vingt-huit printemps aujourd’hui, l’ancien directeur de l’Express-Marché, André Haouy, en a conservé des souvenirs précis : « On me disait : “Tu es fou, tu n’arriveras jamais à vendre” tout ça. »
– Les premiers supermarchés doivent convaincre. Avant l’ouverture du supermarché Doc de Bagneux en mars 1959, ses promoteurs prennent soin d’organiser un « référendum » local, avec l’appui du maire communiste. A la question de savoir s’ils accepteraient de pousser un chariot et d’acheter de la viande sous cellophane, 88% des personnes interrogées répondent « non » …

(Source : Frédéric Carluer-Lossouarn, L’Aventure des premiers supermarchés, Editions Linéaires, 2007)